« Fabrique » de l’industrie et des …métiers ?

Dès que Louis Gallois s’exprime tout le monde est attentif car c’est un homme à « la mode » et très consensuel au moins dans la presse et les milieux politiques.

Alors lorsqu’il énonce ( ou répète) son point de vue sur l’industrie, parle salaire, enseignement et entreprise,  et apprentissage autant à minima se tenir au courant !

Outre ses activité chez PSA dorénavant, Louis Gallois préside son think tank « la Fabrique de l’industrie » ( http://www.la-fabrique.fr/) qui publie un ouvrage « L’industrie notre avenir » chez Eyrolles voir http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/l-industrie-notre-avenir-9782212561159).

Une industrie forte pour revenir à l’économie réelle

Interviewé par Challenges le 12 Janvier ( n°417), Louis Gallois affirme vouloir recréer un « impératif industriel » d’autant que « Les Français se rendent compte qu’il faut une industrie forte pour créer de la richesse, de l’emploi, porter l’innovation, et alimenter le commerce extérieur ». Fustigeant la financiarisation il affirme « Il y a une obligation à revenir à l’économie réelle ».

Convertir le jeunesse

Dans sa campagne Louis Gallois affirme que « Le couple enseignant-élève est une cible privilégiée. trop de jeunes voient encore l’industrie comme un secteur plus dur en termes de conditions de travail, plus radin au niveau des salaires et plus risqué pour la stabilité de l’emploi ». Pourtant l’industrie a passé le cap du 3.0.

Ateliers pédagogiques et apprentissage

Alors, la Fabrique va participer à des ateliers pédagogiques réunissant entrepreneurs et élèves. En avril pour la semaine nationale de l’Industrie il mettra l’accent sur l’apprentissage et les ponts nécessaires à bâtir avec l’enseignement supérieur, « pour le tirer vers le haut, en créant une vraie filière avec les lycées professionnels, qui doivent cesser de considérer l’apprentissage comme une formation ennemie, mais au contraire comme un partenaire ».

3,5 fois le SMIC au lieu de 2,5

En même temps il s’affirme content des décisions misent en place après la publication de son rapport sur la compétitivité publié fin 2012 mais il trouve que le CICE( crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) n’a pas été bien calibré : « J’aurais préféré 3,5 fois le SMIC au lieu de 2,5. Pour favoriser l’emploi dans l’industrie et éviter, surtout, de focaliser les aides sur des postes peu qualifiés, phénomène dangereux sur le long terme, car il tire aussi l’économie vers le bas ».

Intéressant mais beaucoup d’injonctions paradoxales.

N’avons nous pas des écoles d’ingénieurs dont très peu d’entre eux choisissent des filières ou des postes opérationnels ? On a créé des IUT et des licences pro ( à qui le monde universitaire veut interdire…la poursuite d’études). Louis Gallois cible l’enseignement supérieur justement au moment ou des rapports paraissent pour supprimer les aides à l’apprentissage à ce niveau.

Des diplômes d’entreprises pour s’en sortir ?

Et plus globalement n’était-ce pas un erreur profonde, de la part des employeurs, d’avoir laisser « divaguer » la formation professionnelle vers « l’éducation nationale » dans les années 70…échec à tel point énorme qu’aujourd’hui on recrée des diplômes d’entreprises ( voir le bachelor d’AXA ou l’école 42).

Et puis pour la création d’emplois est-ce aussi simple ? L’industrie est dorénavant extrêmement automatisée et la France est en retard en la matière. Autrement dit plus et mieux d’industries c’est, dans les usines moins d’emplois !!

Et sur le sujet industrie on peut aussi lire avec profits ( humour !) l’ouvrage  » Le Décrochage industriel » d’Elie Cohen et Pierre-André Buigues (Fayard).http://www.fayard.fr/le-decrochage-industriel-9782213681887

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