Le Fonds d’investissement des pensions du gouvernement (GPIF) a la possibilité d’acheter jusqu’à 12,3 billions de yens (76 milliards de dollars) d’obligations d’État supplémentaires sans modifier la répartition de ses actifs, selon la Société Générale, ce qui pourrait soutenir le marché de la dette.
Cette projection part du principe que l’un des plus importants fonds de pension au monde augmentera progressivement ses investissements en obligations domestiques jusqu’à la limite supérieure de sa fourchette d’allocation actuelle, portant ainsi leur pondération de 26,9 % à 31 % en mars, ont indiqué des stratèges, dont Stephen Spratt, dans une note. Reuters a rapporté lundi que le Japon n’envisage pas de modifier la répartition du portefeuille de référence du GPIF, mais étudie des moyens d’encourager davantage d’investissements domestiques dans le cadre existant.
Cette estimation fait suite à l’appel lancé la semaine dernière par la ministre des Finances, Satsuki Katayama, aux principaux fonds de pension japonais, dont le GPIF, afin qu’ils investissent davantage dans les actifs nationaux. Ses propos ont alimenté les spéculations selon lesquelles le gouvernement chercherait à orienter davantage de capitaux institutionnels vers le marché obligataire japonais et à soutenir le yen, même s’il est généralement admis qu’une modification à court terme de la stratégie d’allocation d’actifs du GPIF reste improbable.
Le GPIF, d’une valeur de 1 800 milliards de dollars, maintient des allocations de référence de 25 % pour les obligations nationales, les actions nationales, les obligations étrangères et les actions étrangères, selon sa dernière révision de mars 2025. Les avoirs sont autorisés à s’écarter de ces objectifs jusqu’à 6 points de pourcentage pour la plupart des classes d’actifs et 5 points de pourcentage pour les obligations étrangères.